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Le cynips du châtaignier

Le cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus) est un micro-hyménoptère parasite. C’est un insecte originaire d’Asie qui a été détecté en Europe pour la première fois en 2002 (Italie). Il est arrivé en France en 2007, où il a été découvert dans les Alpes-Maritimes et il s’est répandu dans les zones castanéicoles pour atteindre le Var et plus récemment sur l’ensemble des plantations de châtaignier françaises (Rhône-Alpes, Corse, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine...)

Les larves passent l’hiver dans les bourgeons sans que cela soit détectable. Au printemps des galles rougeâtres se forment au niveau de ces bourgeons. Les sujets atteints ne produisent quasiment pas de fruits (perte de récolte estimée entre 60 et 80%) et la pousse végétative est considérablement limitée. Les adultes quittent les galles entre mai et juillet pour aller pondre sur de nouveaux sujets. On estime que les adultes sont capables de voler sur une distance de 25 kilomètres environ, c’est donc l’activité humaine qui a permis le développement de cette espèce par l’import de plants issus de régions contaminées notamment.
Les méthodes de lutte consistent à éliminer les sujets atteints en les brûlant.
Des efforts de lutte biologique sont aussi conduits en organisant des lâchers du paraistoïde Torimus sinensis (GRPTCMC Salvemu I castagni).

La fiche technique du cynips du châtaignier (FREDON Corse)

Dans les zones contaminées, les pertes sont importantes pour les producteurs. Le seul moyen de lutte efficace est la lutte biologique par des lâchers d’un auxiliaire, le Torymus sinensis qui s’installe ensuite et contribue à la régulation de l’écosystème, ce qui est très profitable pour les châtaigniers.
Développée en Corse depuis 2011 , elle donne des résultats encourageants mais doit être poursuivie sur du long terme et nécessite une organisation collective. C’est le Groupement Régional des Producteurs et Transformateurs de Châtaignes et Marrons de Corse (GRPTCMC) / AOP Farine de Corse) qui l’organise en collaboration avec l’AREFLEC.