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Résistance du puceron vert de pêcher surveillance sur Pêcher 06-2014

Résistance du puceron vert de pêcher (Myzus persicae) vis-à-vis des néonicotinoïdes
Surveillance sur Pêcher

PLAN DE SURVEILLANCE 2013

Cette étude vise à rechercher un allèle impliqué dans la résistance de cible à la
famille des néonicotinoïdes chez le puceron Myzus persicae. Le mécanisme de résistance
recherché est lié à une mutation sur la sous unité βdu récepteur nicotinique entraînant la
substitution d’une arginine (Arg ou R) par une thréonine (Thr ou T) en position 81 (mutation
R81T).
Ce bilan ne fait état que des résultats obtenus sur des populations de Myzus persicae
prélevées sur Pêcher. Pour cette culture, en 2013, seules 3 parcelles ont été analysées.
Elles provenaient toutes de la région Rhône-Alpes. Sur les 113 individus testés, 18,6 % se
sont avérés homozygotes sensibles, 27,4 % homozygotes résistants et 54 % hétérozygotes.
Ces derniers présentent un niveau de résistance qui est moins élevé que chez les pucerons
homozygotes résistants, et, de ce fait, l’impact de la présence de ces individus
hétérozygotes sur l’efficacité des traitements ne peut être clairement déterminé. Cependant,
la fréquence de l’allèle de résistance observée au sein des populations étudiées (de 52,9 à
54,9%) est problématique. En effet, cela représente une réserve d’allèle muté importante qui
pourrait conduire rapidement, compte tenu des capacités de recombinaisons génétiques de
ce puceron, à une augmentation des individus homozygotes résistants, notamment dans des
conditions de pression de sélection néonicotinoïdes.

Mots-clés : Myzus persicae, néonicotinoïdes, mutation R81T, résistance