Campagne 2026 « 1 élève, 1 stage » : les filières agricoles corses mobilisées
Du 15 au 26 juin 2026, les élèves de seconde générale et technologique effectuent un stage d’observation. Les élèves de 4e et de 3e sont également concernés. En Corse, les filières agricoles, agroalimentaires, forestières et paysagères peuvent proposer des stages pour faire découvrir leurs métiers et accompagner l’orientation des jeunes.
Pourquoi accueillir un stagiaire aujourd’hui ?
Accueillir un élève, c’est transmettre un métier et rendre visible une activité. Le stage d’observation met les jeunes en contact avec le travail et les réalités du terrain. Il permet de comprendre un secteur avant même l’orientation.
En 2025, 93 % des élèves déclarent avoir découvert de nouveaux métiers à cette occasion . Chaque accueil contribue à faire connaître une filière et ses débouchés.
Les filières agricoles corses sont directement concernées
Exploitations, coopératives, entreprises de transformation, structures forestières ou paysagères : l’ensemble des acteurs peut proposer un stage. Cette mobilisation s’inscrit dans une logique de filière, du producteur à la transformation.
Elle concerne aussi les structures d’accompagnement présentes en Corse, en lien avec la Chambre d’agriculture, l’ODARC et les réseaux professionnels.
L’enseignement agricole attire davantage de jeunes
Les effectifs de l’enseignement agricole augmentent pour la septième année consécutive. Ils atteignent un niveau jamais observé, avec près de 220 000 élèves, étudiants et apprentis .
Cette progression traduit un intérêt des jeunes pour ces formations. Le stage permet de confirmer un choix ou de susciter une vocation dès le collège ou le lycée.
Tuto pour les entreprises - Stage d’Observation
République française
Publier une offre de stage
La publication d’une offre se fait en ligne. La structure décrit les activités proposées, précise les conditions d’accueil et indique le nombre de places disponibles.
La plateforme permet ensuite de recevoir des candidatures et d’organiser l’accueil. Un mode d’emploi détaille chaque étape de la démarche .
Un cadre clair pour accueillir un élève
Le stage repose sur une convention signée avec l’établissement scolaire. L’élève reste sous statut scolaire et ne relève pas du droit du travail.
Il peut :
- observer les activités
- participer à des démonstrations
- réaliser des gestes simples sous encadrement
Les activités à risque sont exclues et doivent être identifiées en amont .
Accueillir un stagiaire renforce une filière
Ouvrir sa structure, c’est faire connaître un métier et montrer une organisation du travail. Le stage permet de donner une image concrète d’un secteur et de ses débouchés.
Il peut aussi être organisé entre plusieurs structures pour présenter une chaîne d’activité complète, de la production à la transformation .
Les filières accompagnent la mise en relation
Les organisations professionnelles sont mobilisées pour faciliter les contacts entre élèves et structures.
Sont engagés :
- Interbev
- CNIEL
- La Coopération Agricole
- OCAPIAT
En Corse, leurs relais territoriaux peuvent être sollicités pour identifier des structures d’accueil ou orienter les élèves. Un appui peut être apporté pour organiser la mise en relation.
Une action directe pour préparer les compétences de demain
Proposer un stage permet d’agir sur l’orientation des jeunes et sur le renouvellement des générations. Chaque accueil contribue à faire connaître un métier et à structurer une filière.
Un stage proposé, c’est une opportunité créée pour un futur professionnel.
FAQ - Accueil de stagiaires (4e, 3e, 2de) en milieu agricole
Cette FAQ s’adresse aux structures voulant accueillir des élèves en stage d’observation. Elle présente les règles à connaître pour encadrer un stagiaire et organiser son accueil.
- Activités autorisées et interdits
- Sécurité et encadrement des mineurs
- Hébergement et restauration
- Organisation des stages, dont stages mutualisés
Objectif : respecter la réglementation et structurer l’accueil des élèves.
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Le but des séquences d’observation en milieu professionnel (SOMP) est de permettre aux élèves de découvrir et d’observer des activités liées aux métiers, dans le respect de la réglementation et de la protection des mineurs.
Le code de l’éducation prévoit que la séquence d’observation peut aller au-delà de la simple observation.
Article D.331-8 : « Au cours des séquences d’observation, les élèves peuvent effectuer des enquêtes en liaison avec les enseignements. Ils peuvent également participer à des activités de l’entreprise ou de l’organisme d’accueil ou à des essais, des démonstrations en liaison avec les enseignements et les objectifs de formation de leur classe, sous le contrôle de personnels de l’établissement d’enseignement scolaire ou de personnes responsables de leur accueil en milieu professionnel, dans les conditions définies par la convention prévue à l’article D. 331-3. »
Les activités prévues par la structure d’accueil doivent être décrites précisément dans la convention. Elles doivent rester compatibles avec l’âge de l’élève, ses capacités et les objectifs pédagogiques de la séquence d’observation.
Certains travaux sont interdits aux mineurs en raison de leur caractère dangereux. Sont notamment interdits :
- Actes ou représentations à caractère pornographique ou violent
- Travaux exposant à des agents chimiques dangereux
- Travaux exposant à des agents biologiques
- Travaux exposant aux vibrations mécaniques
- Travaux exposant à des rayonnements
- Travaux en milieu hyperbare
- Travaux exposant à un risque d’origine électrique
- Travaux comportant des risques d’effondrement ou d’ensevelissement
- Conduite d’équipements de travail mobiles automoteurs et d’équipements de levage
- Travaux temporaires en hauteur
- Travaux avec des appareils sous pression
- Travaux en milieu confiné
- Travaux au contact du verre ou du métal en fusion
- Travaux exposant à des températures extrêmes
- Travaux au contact d’animaux dangereux ou venimeux, ainsi que les activités d’abattage et d’équarrissage
- Activités liées aux débits de boissons
Le responsable du lieu d’accueil doit également veiller à ne pas mettre l’élève en contact avec des produits dont la vente est interdite aux mineurs, comme l’alcool, le tabac ou certains objets dangereux.
À titre d’exemple, un élève peut, sous surveillance constante de son tuteur, réaliser certains gestes professionnels simples, comme former une baguette, préparer une pâte à gâteau ou façonner des saucisses. Ces gestes ne doivent jamais mettre en danger sa santé, ni être répétitifs ou assimilables à un emploi dissimulé.
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Oui, rien ne s’y oppose. En revanche, l’hébergement doit être indiqué clairement dès l’offre de stage, puis détaillé dans la convention.
Les modalités pratiques doivent être précisées, notamment :
- Les conditions d’hébergement
- Les éventuels frais à la charge de l’élève
- Les modalités d’organisation pendant la durée du stage
Cette transparence est indispensable pour sécuriser l’accueil de l’élève et informer correctement la famille et l’établissement scolaire.
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Le principe même de l’hébergement ainsi que toutes ses modalités pratiques, notamment le coût, doivent être détaillés clairement dans la convention de stage ou dans une annexe spécifique.
Ce document doit être approuvé par l’ensemble des parties signataires de la convention.
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Les élèves en séquence d’observation conservent leur statut scolaire. La structure d’accueil n’a donc pas l’obligation de financer les repas, notamment celui de la pause méridienne.
En revanche, ce point doit être précisé dès l’offre de stage afin que l’élève sache clairement :
- S’il doit apporter ou financer son repas
- Si la structure prend en charge le repas
- Si un espace de restauration est mis à sa disposition
Cette information permet d’éviter toute ambiguïté avant le début du stage.
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Oui, des ressources existent déjà pour améliorer la qualité des stages proposés aux élèves. Elles sont mises à disposition sur le site 1 élève, 1 stage, dans l’espace « Offreurs ».
Ces ressources peuvent être personnalisées et complétées par les acteurs du secteur.
Les réseaux consulaires et les OPCO peuvent également contribuer à la diffusion de bonnes pratiques.
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Il n’existe pas, à ce jour, de label spécifique porté par l’éducation nationale ou l’enseignement agricole pour les structures accueillant des élèves en stage d’observation.
La valorisation de cet engagement peut toutefois relever d’une initiative de branche, de filière ou de territoire.
Par ailleurs, les structures engagées peuvent aussi être mises en avant sur la page « partenaires et acteurs engagés » de la plateforme 1 élève, 1 stage.
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La plateforme 1 élève, 1 stage fait évoluer ses fonctionnalités pour répondre aux besoins des élèves et des structures d’accueil. La possibilité de proposer des stages mutualisés est effective depuis le 20 janvier 2026.
Ces stages sont identifiés sur la plateforme et permettent à un ou plusieurs élèves de découvrir plusieurs métiers au sein de plusieurs structures d’un même territoire.
Cette formule doit toutefois rester cohérente avec les objectifs pédagogiques de la séquence d’observation. Elle ne doit pas conduire l’élève à passer d’une structure à l’autre sans véritable découverte des métiers.
Il est donc recommandé de limiter :
- Le nombre de métiers présentés
- Le nombre de structures d’accueil
- Les déplacements inutiles d’un site à l’autre
Il est préférable de privilégier une logique de filière.
Exemple : une filière de l’alimentation peut associer un exploitant agricole, une entreprise de transformation agroalimentaire et une entreprise de restauration.